Entre les villages de Dorènaz et Lavey-lès-Bains, le Rhône déroule ses méandres dans un écrin de contrastes. Ces images sont des fragments de saison, où l’eau vive dialogue avec les cimes enneigées, les arbres nus et les vallées agricoles. Ce lieu, à la fois accessible et secret, offre à qui s’y attarde une respiration profonde.
Le Rhône ici ne dort pas. Il court, glisse, s’élance. Capturé en longues poses, son mouvement devient soie, ses remous deviennent murmures. Chaque photo est une danse entre vitesse et silence.
Les arbres bordant le fleuve sont les témoins du passage des saisons. Leurs silhouettes, parfois tourmentées, racontent l’automne qui s’efface, l’hiver qui approche. Ils encadrent le paysage comme des calligraphies naturelles.
Non loin, les Alpes veillent. Leurs sommets poudrés de neige captent la lumière comme des phares immobiles. Elles offrent au fleuve un horizon, une direction, une majesté.
Ce jeudi peu après midi, une brève averse de neige a enveloppé les villages de Nuvilly, Treytorrens et Champtauroz d’un voile hivernal, transformant les collines de la Broye en un tableau paisible et contrasté. Les toits poudrés, les champs mêlant vert et blanc, et les forêts embrumées offraient une atmosphère suspendue entre automne et hiver, où la lumière filtrant à travers les nuages sombres révélait toute la beauté éphémère de ce moment.
Treytorrens
Champtauroz
Nuvilly
"La première neige ne prévient pas. Elle arrive comme un poème silencieux, et transforme le quotidien en conte hivernal."
À l’automne, les coteaux du Valais se parent de lumière. Les vignes ondulent comme des draps d’or, et les hameaux d’Erde, Chandolin et Sensine s’inscrivent dans le paysage comme des silences habités. La vallée du Rhône s’étire en contrebas, entre ombre et soleil, entre mémoire et saison.
Ici, chaque rang de vigne est une ligne de poésie. Chaque regard, une récolte.
Un lieu hors du temps, où la montagne se reflète dans le silence.
Au cœur du Valais, niché entre les falaises des Diablerets, le lac de Derborence s’étend comme une cicatrice paisible née du chaos. Formé par les éboulements de 1714 et 1749, ce lac est bien plus qu’un simple miroir d’eau : c’est un sanctuaire naturel, un témoin de la puissance géologique et de la résilience du vivant.
Ici, les arbres semblent figés dans une attente éternelle, les rochers racontent des histoires de chute et de renaissance, et le ciel se penche doucement sur l’eau pour y contempler ses propres nuages.
"Derborence, c’est le silence qui parle, le reflet qui pense, la montagne qui se souvient."
Après la pluie abondante de ce week-end, le temps est redevenu ensoleillé avec ses chaudes couleur de l'automne. Un milan royal plane au-dessus de la Broye.